Hazrat Sayyid Abdul Bari Shah

Hazrat Sayyid Abdul Bari Shah (ra) fut un grand saint et un être véritablement universel (Al insani’l kamil). Au fil du temps, son importance et sa contribution à la pensée et à l’action soufies furent de plus en plus reconnues dans le monde entier.

Sayyid Abdul Bari Shah (ra) naquit vers 1860 à Balgadhi (un village dans l’Etat indien du Bengale). Son père était un expert à la fois en théologie et en science spirituelle et maîtrisait l’alchimie. Abdul Bari Shah (ra) n’avait que six ans lorsque son père mourut, et c’est sa mère qui assuma la responsabilité de l’élever. Immédiatement après son veuvage elle quitta Balgadhi pour Hoogli, près de Calcutta, conformément à la volonté de son défunt mari. Elle gagna sa vie grâce au filage. Sa vie fut un modèle de patience et de gratitude. Sayyid Abdul Bari Shah (ra) était très apprécié malgré son jeune âge ; il contribua au revenu de la famille faisant des petites tâches pour aider sa mère. Après un certain temps, à la demande d’un parent, la famille déménagea de Hoogli à Naldanga.

Un jour, alors que Sayyid Abdul Bari Shah (ra) n’était encore qu’un petit garçon, des enfants lui demandèrent de se joindre à eux pour voler des noix de coco. Dans un premier temps, il refusa, mais quand ils insistèrent il les accompagna. Ils rejoignirent les arbres, et les enfants commencèrent à rassembler les noix. Ils demandèrent à Sayyid Abdul Bari Shah (ra) de faire le guet et de les avertir si quelqu’un arrivait. Les cocotiers étaient près d’un cimetière. Soudain, Sayyid Abdul Bari Shah (ra) vit un homme mort venir vers lui. Ce dernier lui dit : « Bon garçon, tu n’es pas né pour ça ». Sayyid Abdul Bari Shah (ra) abandonna ses compagnons et rentra chez lui.

Sayyid Abdul Bari Shah (ra) ne reçut aucune instruction formelle. Il fut admis à l’école, mais n’aima pas ce genre d’enseignement. Il quitta donc l’école et s’engagea dans différents emplois. Finalement, il se fit une bonne place, avec un bon salaire, aux chemins de fer et pu désormais mener une vie meilleure et avoir des d’amis.

Une nuit, Sayyid Abdul Bari Shah (ra) vit son père en rêve. Il lui dit qu’il n’approuvait pas son travail aux chemins de fer en raison de la corruption qui existait dans ce milieu. En son cœur, Sayyid Abdul Bari Shah (ra) était resté détaché du travail et, le lendemain matin au réveil, il décida de démissionner. Son professeur d’arabe et quelques amis essayèrent de l’en dissuader. Ils le prévinrent qu’il aurait du mal à trouver un emploi similaire. Il ignora leurs conseils et quitta les chemins de fer.

Peu de temps plus tard, il souffrit d’une dysenterie si aiguë que les gens pensaient qu’il ne survivrait pas. Il vit encore une fois son père en rêve. Ce dernier lui donna quelque chose à manger, et il en mangea en abondance. Quand il se réveilla, il se sentait mieux et en quelques jours il fut complètement guéri. Mais dès lors, Abdul Bari Shah devint une personne très différente, qui consacrait la plupart de son temps à la recherche spirituelle. Il était également à la recherche d’un shaykh qui pourrait le guider sur ce chemin.

Il fut d’abord initié par Shaykh Hazrat Chishti Karim Bakhsh (ra), le père de Hazrat Hamid Hassan Alawi (ra), à qui il était arrivé de passer par Balgadhi. Lorsque Sayyid Abdul Bari Shah (ra) commença à observer la pratique de pas-an-fas (conscience de la respiration) selon les instructions de son shaykh, son cœur s’ouvrit. Il fut très heureux de vivre cette expérience et commença à ressentir un intérêt encore plus grand et à s’appliquer avec enthousiasme à la recherche spirituelle. Mais il était désolé de ne pas être en mesure de voir à nouveau le shaykh.

Un jour, alors que Sayyid Abdul Bari Shah (ra) pratiquait le dhikr, le fondateur de la tariqah Chishti, Hazrat Moinuddin Chishti (ra), apparu devant lui. Il lui dit que, bien qu’il n’y ait rien d’erroné dans les directives de son ordre, ce serait désormais lui qui assurerait son instruction. Par la suite, Hazrat Moinuddin Chisti (ra) vint régulièrement lui transmettre l’influence spirituelle. Sayyid Abdul Bari Shah (ra) dit un jour à notre grand Shaykh Hazrat Hamid Hassan Alawi : « Ne pensez pas que ce fut une vision. Il avait l’habitude de s’asseoir avec moi tel que vous l’êtes aujourd’hui, face à moi ». Hazrat Moinuddin Chishti l’assista à traverser les stations de la voie. Hazrat Abdul Bari Shah racontait :

« Chaque fois que je rencontrais des obstacles que je n’avais pas la force de surmonter, Moinuddin Chishti (ra) m’élevait grâce à son essence particulière. Quand je lui demandais : « Hazrat, ai-je atteint le but du voyage ? », il répondait toujours : « Non, le but est encore loin ». Jusqu’à ce qu’un jour, enfin, il me dise : « A présent tu as atteint la destination ».

Une fois, alors que le mois de Ramadhan coïncidait avec la saison des pluies, Sayyid Abdul Bari Shah (ra) en arriva au point où il ne lui restait plus qu’un sou. Avec ce sou il acheta un peu de grain qui leur permis, sa femme et lui, de tenir encore quelques jours. Finalement, sa situation financière fut si mauvaise qu’il ne lui restait plus rien. Se rappelant cette période, Sayyid Abdul Bari Shah (ra) fit remarquer plus tard : « Je ne craignais pas d’être mis à l’épreuve, mais j’étais inquiet pour ma femme. Je craignais qu’elle ne puisse supporter la tension et perde patience ». Mais en compagnie de grandes âmes, d’autres âmes peuvent faire preuve de grandeur. Sa femme mettait une casserole d’eau sur le feu afin que les voisins ne soupçonnent pas qu’ils étaient affamés.

Ils passèrent deux jours dans ces conditions. Ils ne purent rompre leur jeûne qu’avec des gorgées d’eau. Dans de tels moments, même les meilleures personnes peuvent perdre espoir et se détourner de la voie. Hazrat Sayyid Abdul Bari Shah (ra) se consacra cependant entièrement à ses pratiques. Il ne s’interrompit même pas pour se soulager. Il pensait que la mort pouvait être proche et qu’il serait, par conséquent, préférable de faire le plus qu’il pouvait dans sa quête spirituelle. Il commença à pleuvoir et le toit de sa maison était si vieux que l’eau ruisselait de tous les côtés. Immobile, il continua son dhikr. Il mit un pot ou d’autres ustensiles sur sa tête pour se protéger de l’eau. Chaque fois que la pluie cessait pendant un moment, il vidait le pot, le remettait sur sa tête et continuait à méditer.

Un jour, alors que Hazrat Sayyid Abdul Bari Shah (ra) accomplissait ses pratiques dans ces misérables conditions, Hazrat Ali (ra) et Hazrat Shaykh Abd al-Qadir Jilani (ra) lui apparurent, vêtus de beaux habits lumineux et tenant des épées dégainées. Ils l’avaient déjà visité plusieurs fois, mais la visite de ce jour-là fut très particulière. Alors que l’un le prit par le bras droit, l’autre le prit par le gauche et, ensemble, ils le firent tenir debout sur un haut podium. Ils dirent alors : « Oh Abdul Bari, à partir de ce jour vous serez un walí (ami de Dieu ou saint).

Après que Hazrat Sayyid Abdul Bari Shah (ra) soit sorti de cet état, mais alors qu’il était encore en méditation, un homme entra dans sa chambre et lui dit : « Oh Hazrat Sayyid, le toit de cette cabane est devenu inutile. Permettez-moi s’il vous plaît de le réparer ». Un autre homme vint lui donner deux roupies en signe de respect. En bref, les temps défavorables prirent fin. Hazrat Sayyid Abdul Bari Shah (ra) et sa femme ne furent plus confrontés à la famine, bien qu’il arriva encore qu’ils eurent faim pendant trois ou quatre jours par mois. Lorsque son instruction fut achevée, Hazrat Moinuddin Chishti fit de Sayyid Abdul Bari Shah (ra) son khalifa (représentant) pour qu’il enseigne au sein de l’ordre Chishti.

Après un certain temps, Sayyid Abdul Bari Shah (ra) rencontra le grand Shaykh Mujaddidi de son temps, Mawlana Ghulam Salmani (ra). Après avoir terminé les lataif’il-ashra (les dix centres subtils de conscience), Sayyid Abdul Bari Shah (ra) demanda au Shaykh Salmani de faire de lui son murid (disciple). Mais le Shaykh refusa sa demande. Il en fut terriblement déçu. Alors qu’il était assis en méditation, Shaykh Ahmad Faruqi Sirhindi (ra) lui apparut et s’enquerra sur les raisons de sa déception. Après avoir entendu ce qui lui était arrivé, Shaykh Ahmad Faruqi (ra) lui dit : « A présent, retourne chez Shaykh Salmani. Cette fois, il t’acceptera comme Murid ». Sayyid Abdul Bari Shah (ra) rendit à nouveau visité au Shaykh et lui rapporta sa conversation avec Shaykh Ahmad Faruqi Sirhindi (ra). Après avoir entendu ce qui était arrivé, Shaykh Salmani initia Sayyid Abdul Bari Shah (ra) à l’ordre Mujaddidi.

Bien qu’extérieurement Hazrat Mawlana Salmani (ra) fût le Shaykh de Sayyid Abdul Bari Shah (ra), Shaykh Ahmad Sirhindi (ra) continuait à lui assurer la transmission. Grâce à la méthode d’Al – Uwaysi, d’autres fondateurs d’ordres majeurs, y compris Hazrat Shaykh Abdul Qadir Jilani, Shaykh Abul Hasan Shadhili et Hazrat Bahauddin Naqshband, en firent leur représentant et l’habilitèrent à enseigner dans leurs ordres. Selon la même modalité Uwaysi, même Hazrat Uways Qarani l’autorisa à enseigner dans son ordre et fit de lui son représentant.

En bref, Hazrat Abdul Bari Shah (ra) fut habilité à initier et à enseigner dans les ordres Chishti, Qadiri, Mujaddidi, Naqshbandi, Shadhili et Qarani. Par la grâce d’Allah, il atteignit les stations spirituelles les plus élevées et le statut le plus élevé dans le monde spirituel.

A Calcutta vivait une femme âgée qui était l’un des quarante Abdal. Hazrat Abdul Bari Shah (ra) la rencontrait parfois. Quand elle mourût, il lui fut demandé en vision (kashf) de poursuivre sa mission en tant que Abdal.

Toujours à la même époque, le Shaykh Abul Hasan (ra) assurait la fonction de Qutub’il-Madar (Pôle de l’Univers) et vivait à La Mecque. Il dirigea son attention sur Sayyid Abdul Bari Shah (ra) et établi un lien spirituel avec lui. Le Shaykh rencontrait quotidiennement Sayyid Abdul Bari Shah (ra) lui transmettait l’influence spirituelle. Parfois, il rendait visite à Sayyid Abdul Bari Shah (ra) et parfois ce dernier allait le voir chez lui à La Mecque. Quand notre grand Shaykh Hazrat Hamid Hassan Alawi (ra) en entendit parler il exprima son étonnement, au vu de la grande distance qui les séparait. Mais Hazrat Abdul Bari Shah (ra) répondit qu’en matière de voyage spirituel, l’espace et le temps ne comptaient pas.

Lorsque Shaykh Abul Hasan (ra) quitta son corps, il y eu un rassemblement à proximité de la Sainte Ka’ba à La Mecque. De nombreux grands saints se présentèrent comme candidats à la fonction de Qutub’il-madar. Lui était également présent, mais se considérant inférieur à tous et inapte à cette fonction, il était à la dernière place. Alors l’ange Gabriel (as) intervint dans l’assemblée, une couronne de bijoux et de perles dans la main et prononça le nom de Hazrat Abdul Bari Shah (ra). Tout le monde courut se présenter devant l’ange. Alors Hazrat Gabriel (as) mis la couronne sur la tête de Hazrat Abdul Bari Shah (ra). Faisant un signe vers la Sainte Ka’ba, il lui dit : « Vous êtes le conservateur de cette maison à partir de ce jour ». A partir de ce moment, Hazrat Abdul Bari Shah (ra) exerça la fonction de Qutub’il-madar.

Hazrat Sayyid Abdul Bari Shah (ra) apporta des contributions importantes aussi bien aux ordres au sein desquels il avait été investi d’une autorité, qu’au soufisme en général. L’un de ses maîtres, Hazrat Shaykh Ahmad Faruqi Sirhindi (ra), avaient précédemment perfectionné l’ordre Naqshbandi en utilisant la technique de l’Indiraj al-Nihayat fi’l-Bidayat. Hazrat Sayyid Abdul Bari Shah (ra) introduisit cette méthode au sein des principaux autres ordres auprès desquels il avait été investi d’une autorité, avec le consentement de leurs fondateurs.

Sayyid Abdul Bari Shah (ra) procéda également à quelques changements concernant l’initiation. Le système alors en vigueur exigeait que l’individu soit initié avant de commencer à accomplir les pratiques. Ce système ne le satisfaisant pas, il y mit fin en permettant à l’aspirant d’entamer le voyage spirituel sans être initié. Cependant, il apparut qu’après avoir accompli le travail sur les dix Lata’if (centres de conscience), il était difficile pour les aspirants d’avancer plus loin sur le chemin sans être initiés. Aujourd’hui, la principale caractéristique de notre ordre est qu’il n’est pas nécessaire d’être initié avant d’entreprendre les pratiques. Ce n’est qu’après avoir terminé le travail sur les dix Lata’if (les dix centres subtils de la conscience) que l’étudiant est obligé de prendre cet engagement. Dans beaucoup d’autres ordres, l’initiation est la première condition au démarrage des pratiques.

Hazrat Sayyid Abdul Bari Shah (ra) détint également le titre de Muhafiz’il-Ulum, l’homme dont le travail consiste à garantir à la fois la Shari’a et la Tariqah. Par conséquent, nous espérons que tous les malentendus entre Shari’a et Tariqah seront supprimés et que l’harmonie prévaudra dans ce domaine.

Hazrat Sayyid Abdul Bari Shah (ra) fut non seulement le Qutub’il-madar de son temps, mais obtint également le statut de Qutub’il-Irshad (pôle pour l’enseignement spirituel). Parmi les premiers saints, seules quelques personnes choisies eurent le privilège d’occuper ces deux fonctions. Le monde n’est jamais privé de Qutub’il-madar. Lorsque l’un quitte son corps, un autre prend sa place immédiatement. Mais il n’est pas nécessaire qu’un Qutub’il-Irshad soit présent en tout temps. L’esprit peut poursuivre le travail même après que l’un d’eux ou d’elles ait quitté son corps.

Comme Hazrat Ali (ra) et d’autres Imams (pôles) appartenant à la famille du Prophète (saws), Shaykh Abdul Bari Shah (ra) eu le privilège d’exercer la fonction de Qutub’il-Irshad pour accorder la sainteté à un salik. Du Shaykh Abdul Qadir Jilani au Shaykh Sayyid Abdul Bari Shah personne n’occupa cette fonction. Elle demeura liée à l’esprit de Shaykh Abdul Qadir Jilani, qui continua à l’assurer après avoir quitté son corps. Même Shaykh Ahmad Sirhindi (ra) se considérait comme le représentant de Shaykh Abdul Qadir Jilani (ra) lorsqu’il remplit cette fonction. Il écrivit que cette responsabilité était liée à l’esprit de Shaykh Abdul Qadir Jilani (ra), et qu’elle lui avait été transmise en tant qu’il était son khalifa. En revanche, Sayyid Abdul Bari Shah (ra) eu autorité personnelle à ce propos. Il est ainsi clair que, bien que Sayyid Abdul Bari Shah (ra) soit mort depuis plus de cent ans, son esprit confère toujours l’enseignement spirituel.

Hazrat Sayyid Abdul Bari Shah (ra) avait l’habitude de dire à ses élèves : « Vous ne devez aller nulle part. Ne pensez pas que je parle avec mon ego. Je n’ai pas d’ego, et quel que soit ce que je vous dis c’est pour votre progrès ». Il avait l’habitude de se comparer au Shaykh Abdul Qadir Jilani (ra). Il montrait deux de ses doigts accolés et disait : « Lui et moi sommes comme ces deux doigts. Là où il est présent, il me demande de l’être aussi ».

Un jour, par hasard, Sayyid Abdul Bari Shah (ra) visita une tombe. Il la regarda pendant un certain temps, apparemment sans manifester de marque de respect vis-à-vis du défunt. Les gens se demandèrent si le défunt était un walí (saint). Sayyid Abdul Bari Shah (ra) dit qu’il n’en était pas un jusqu’à ce jour, mais qu’à présent il l’était devenu.

Hazrat Sayyid Abdul Bari Shah (ra) était franc avec ses disciples et il n’aimait pas qu’une distinction particulière lui fut accordée. Rarement il prononçait des mots durs ou réprimandait ses disciples. S’il jugeait nécessaire de les reprendre, il avait l’habitude de dire : « Tu manques de adab ». Mais il était si miséricordieux qu’immédiatement-il ajoutait : « Je suis responsable de ta mauvaise conduite ».

Il consacra la majeure partie de son temps à la méditation, poursuivant chaque séance pendant environ trois heures. Souvent, il passait toute la nuit à méditer, et pourtant le matin il apparaissait frais et de bonne humeur. Il aimait ses disciples comme s’ils étaient ses fils et ses filles. Eux aussi l’aimaient beaucoup et n’étaient pas tentés de porter leur attention sur d’autres shaykhs, quelque fusse leur importance. Par exemple, le porteur d’eau de Hazrat Sayyid Abdul Bari Shah (ra) vint une fois à la rivière pour puiser de l’eau. Il vit au loin un homme semblable au Khidr (paix soit sur lui) qui l’appela. Le porteur d’eau répondit : « Pourquoi devrais-je venir à vous ? Pourquoi ne devrais-je pas aller à mon maître, pour la proximité duquel vous m’appelez ? »

Hazrat Sayyid Abdul Bari Shah (ra) fut incapable de recevoir une éducation formelle, mais avec l’aide de « ilm’il-ladunni » (connaissances qui ne sont pas apprises, mais qui se reflètent dans l’esprit tranquille d’un soufi à partir d’un autre plan de l’être), il put répondre à des questions, citer des livres et même des pages et le nombre de lignes. Il semblait que chaque détail de chaque domaine de la connaissance et de la science eut été ouvert devant lui.

Hazrat Sayyid Abdul Bari Shah (ra) quitta son corps et prit demeure dans le ciel à l’âge de quarante ans. Il n’eu pas d’enfants et vécu très simplement dans une cabane ordinaire.

Un jour, Hazrat Sayyid Abdul Bari Shah (ra) faisait ses ablutions dans un coin de sa maison. Une pensée lui traversa alors l’esprit : « Je suis un homme pauvre qui vit dans la solitude, et il semble que cet ordre restera limité à moi seul ». Cette pensée l’attrista, mais alors une indication provenant de Dieu le rendit heureux. Il apprit que Dieu voulait étendre cet ordre de l’Est à l’Ouest et de la terre à la mer. Par la grâce de Dieu, nous pouvons aujourd’hui appréhender les signes de l’accomplissement de cette promesse

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